Amnesty International dénonce les exactions des séparatistes anglophones camerounais

Samira Daoud, directrice régionale pour l’Afrique centrale et de l’Ouest pour Amnesty international a tenu à dénoncer les exactions commises par les séparatistes « En attaquant et en kidnappant également des étudiants et des enseignants, nous avons des raisons de croire que de nombreuses autres personnes ordinaires sont maintenant menacées par la violence de certains membres des groupes séparatistes armés. Cela doit cesser immédiatement ».

Rarement l’ONG de défense des droits de l’Homme n’était allée si loin dans la dénonciation des violences séparatistes. Elle se rapproche ainsi des positions d’autres organisations tel que Human Right Watch.

Des vidéos accablantes contre les séparatistes

Amnesty International a mobilisé ses experts afin d’authentifier deux extraits d’une vidéo qui ont fait leur apparition récemment. Ainsi l’une des vidéos montre une personne qui affirme être un milicien du groupe “Ambazonia Liberation Forces”, nom du mouvement terroriste sécessionniste anglophone. Sur les images de cette vidéo, on peut y apercevoir la tête d’un gendarme ayant eu la tête tranchée, à l’instar de ce que l’on peut voir sur les vidéos de Daesh.

Le second extrait de la vidéo indique clairement que les miliciens ont pris possession de l’armée du gendarme. L’ONG estime qu’il s’agirait d’une arme chinois, le AK Type 56 que l’on croise fréquemment dans cette région du globe.

L’endroit où ces vidéos auraient été enregistrées n’a pas pu être déterminé avec exactitude, mais tout semble indiquer qu’il s’agirait de la zone proche de la localité de Belo dans le Nord Ouest du Cameroun. Cette localité, comme de nombreux autres, a été la cible des actions des terroristes “ambazoniens”. La ville se trouve à côté de Njinikom, localité également ciblée par les terroristes.

Amnesty International contre les violences des sécessionnistes

L’article d’Amnesty International rappelle les violences de Bafut, dans le Nord-Ouest, au moment de la rentrée scolaire, le 3 septembre. Sept élèves et le directeur de l’école avait été visés par les ravisseurs “ambazoniens”. Le proviseur avait été soumis à une séance de torture, et a été hospitalisé après sa libération, selon l’ONG. Une semaine plus tard, des combats se sont déroulé à Buéa, lors d’un assaut initié par les séparatistes contre les forces de sécurité, et s’en prenant dans la foulée au collège Saint-Joseph Sasse se situant à proximité.

Amnesty International se focalise dorénavant de plus en plus sur les violences commises par les séparatistes anglophones “ambazoniens”.