Le Fon d’Oku relâché après dix jours de captivité aux mains des séparatistes “ambazoniens”

Le Fon (roi) de la division Bui de la région du Nord-Ouest avait été enlevé par des hommes armés dans son palais et emmené vers une destination inconnue.

Sa Majesté, Sentieh II Martin Yosimbom, avait été kidnappé le mercredi 29 août  alors qu’il quittait son palais pour obtenir la libération de son chauffeur qui été lui même retenu en captivité.

Les raisons de son enlèvement restent encore floues, bien que certaines sources signalent qu’il a été la cible de combattants séparatistes dans la région, qui l’accusent de complicité avec les forces de sécurité dans la lutte contre les sécessionnistes.

Les circonstances entourant sa libération n’ont cependant pas été révélées

Une publication est parue plus tôt dans la semaine précédant sa libération où les hommes armés ont posé une série de conditions au Premier ministre et aux élites d’Oku afin de pouvoir permettre la libération du Fon.

Parmi les conditions posées, les ravisseurs demandent le retrait des militaires d’Oku, le Fon devait aussi s’excuser auprès de la population pour ses déclarations et demander une réunion de réconciliation tout exigeant que le Premier ministre se devait d’«agir vite».

D’autres sources affirment qu’il a été enlevé en raison de son rôle présumé dans l’expropriation des terres de ses sujets. Il n’est pas clair si ses ravisseurs demandaient une rançon aucune déclaration officielle n’a été faite concernant l’incident.

Les dirigeants traditionnels ont été la cible de combattants séparatistes au cours des derniers mois, tant dans la région du Nord-Ouest que dans celle du Sud-Ouest. Cet été, sept chefs de Fako ont été libérés après avoir passé plusieurs semaines en captivité où l’un d’eux y est décédé.

Les kidnappings contre rançons

Depuis le début des troubles dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en 2016, les kidnappings contre rançons sont devenus courants. Les hommes d’affaires, les chefs locaux traditionnels, et les souverains sont des cibles privilégiés pour les séparatistes. Ils utilisent ses demandes de rançons à la fois comme moyen de pression sur les populations et leurs chefs, mais aussi afin de gagner rapidement de l’argent, empruntant ces méthodes aux mafias.

Les menaces contre les chefs traditionnels proviennent en grande part de chefs séparatistes situés à l’extérieur du Cameroun, suscitant l’indignation et la colère de la population se trouvant sur place.

Les violences des terroristes touchent également les écoles, les enseignants et les proviseurs dont il est exigé la fermeture des établissements scolaires.